Soyez le refuge, pas le deuxième entraîneur
Elle a déjà quelqu’un qui analyse ses passages. Ce qu’elle n’a pas toujours, c’est un endroit où le résultat n’a aucune importance.
Si vous êtes parent
Vous avez essayé de rassurer, de relativiser, de motiver. Parfois ça aide. Souvent, ça ajoute une couche. Voici ce qui se passe vraiment, et ce que vous pouvez faire de plus utile.
« Ce n’est pas grave. » Pour elle, si. Nier l’importance de ce qui s’est passé lui apprend à ne plus vous en parler.
« Tu y arrives pourtant à l’entraînement ! » Elle le sait. C’est précisément ce qui la rend folle.
« Il faut que tu te fasses confiance. » C’est vrai, et parfaitement inapplicable. Personne n’a jamais décidé d’avoir confiance.
La question qui aide, à la place : « Tu veux m’expliquer ce qui se passe dans ta tête juste avant ? » Et ensuite, écouter sans commenter.
Votre place
C’est une bonne nouvelle. Vous êtes le seul endroit où elle n’a rien à prouver — c’est déjà énorme, et ça ne se cumule pas avec le rôle de celui qui corrige.
Elle a déjà quelqu’un qui analyse ses passages. Ce qu’elle n’a pas toujours, c’est un endroit où le résultat n’a aucune importance.
« J’étais contente de te voir » plutôt que « tu as bien fait ton enchaînement ». Elle doit savoir que votre regard ne dépend pas de sa note.
Ni forcer, ni supprimer. Une peur qu’on contourne grossit ; une peur qu’on force se transforme en dégoût. Entre les deux, il y a un travail.
« Justine a su accompagner notre fille qui avait énormément de stress lors des compétitions et avec des doutes sur ses performances. Son accompagnement a été très apprécié par notre fille, nous avons même constaté le changement. Elle est plus confiante et elle a appris à accepter l’échec. Merci beaucoup Justine pour ton accompagnement, ton écoute et pour tes précieux conseils. »
« Un grand merci à notre coach mentale Justine Dolmaire pour son accompagnement auprès de mon fils. Grâce à son écoute, sa bienveillance et à son professionnalisme, elle a su lui redonner confiance en lui. […] »
« Au-delà des résultats sportifs, j’ai pu constater les progrès que ma fille a accomplis sur le plan mental : davantage de confiance, de sérénité et de maturité dans sa façon d’aborder la gymnastique et les défis du quotidien. […] »
Le premier pas
Quarante-cinq minutes en visio. Vous êtes présents, elle parle, je pose des questions. À la fin, je vous dis ce que je vois, ce que je propose, et combien de temps ça prend.
Et s’il n’y a pas lieu de faire un accompagnement, je vous le dis. Il vaut mieux ne pas vous accompagner que de vous laisser payer pour quelque chose qui n’est pas nécessaire.
Le questionnaire de deux minutes vous donne une lecture claire de la situation, sans rendez-vous et sans engagement. C’est souvent le bon point de départ quand on hésite à « déranger pour rien ».
Questions fréquentes
Presque jamais, et cette question revient à chaque premier rendez-vous. Un blocage vient le plus souvent d’un événement précis — une chute, une remarque, une contre-performance — et pas de l’ambiance familiale. En revanche, ce que vous dites dans la voiture après la compétition pèse lourd, et ça, ça s’ajuste facilement.
Oui, toujours. Une gymnaste amenée de force à un premier rendez-vous ne dira rien, et vous aurez perdu une occasion. Dites-lui simplement que vous avez trouvé quelqu’un qui travaille avec des gymnastes sur la peur et les blocages, et que le premier rendez-vous ne l’engage à rien.
Je fais un point régulier avec vous sur l’avancée du travail et sur ce qui peut aider à la maison. Le contenu de ce que votre enfant me dit, lui, reste entre nous — c’est la condition pour qu’il ou elle parle librement.
Mon rôle n’est pas de la convaincre de continuer. C’est de faire en sorte que, si elle arrête, ce soit un choix et pas une fuite devant quelque chose qu’elle n’arrivait plus à affronter. Il arrive que le travail aboutisse à un arrêt serein. C’est un bon résultat.
Non. La préparation mentale n’est pas une profession de santé réglementée et n’entre dans aucun remboursement. Certaines mutuelles proposent des forfaits « bien-être » qui peuvent s’en approcher, mais il faut vérifier au cas par cas.
Le premier rendez-vous est offert et sans engagement. On fait le point sur la situation, et je vous dis franchement si un accompagnement se justifie — ou non.