Vous allez remettre en cause ce que je fais ?
Non, et je serais très mal placée pour ça. J’ai entraîné pendant quinze ans, je sais ce que c’est qu’un groupe de douze gymnastes, un créneau qui finit à 21 h et une échéance dans trois semaines. Je travaille sur ce que vous n’avez matériellement pas le temps de traiter.
Est-ce que vous parlez de la technique avec la gymnaste ?
Jamais pour la corriger. Je parle de l’élément parce qu’il faut savoir précisément à quel moment le réflexe se déclenche — la prise d’élan, l’appel, le moment de la rotation. Mais les consignes techniques restent les vôtres, et je ne me mets pas entre vous et elle.
Comment savoir si j’ai affaire à un blocage mental ?
Le signe le plus fiable : l’élément est acquis, il a été réalisé proprement de nombreuses fois, et il disparaît d’un coup ou ne sort plus qu’en situation protégée. Si la technique n’a pas régressé mais que l’exécution s’arrête, ce n’est plus un problème d’apprentissage.
Vous intervenez dans les clubs ?
Oui, en stage ou en intervention ponctuelle auprès d’un groupe, et pour accompagner les entraîneurs eux-mêmes. Le cadre se cale au cas par cas — voyez la page Clubs & stages.